Union Syndicale Solidaires 94

OUVERTURE DU DIMANCHE DE BELLE ÉPINE : NOS DIMANCHES NE SONT PAS À SOLDER !

15 décembre 2009

Salariés de Belle Epine, vous avez dû être informé, tout comme nous, du projet d’ouverture dominicale du centre dès l’an prochain : En effet, le 16 octobre dernier, la plupart des grands magasins ont décidé, sous l’impulsion de la direction du centre commercial et en contradiction avec la majorité des employeurs du site, d’ouvrir Belle Epine chaque dimanche à partir du 17 janvier 2010.

Nos quatre syndicats réaffirment leur opposition au travail du dimanche pour des raisons aussi fondamentales que :

- un coût social élevé :

Travailler le dimanche pour les salariés du commerce déjà soumis à des horaires à rallonge, c’est remettre d’avantage en cause votre droit à une vie privée, familiale, sportive, culturelle, citoyenne…

- des retombées économiques incertaines :

· Le porte-monnaie des clients n’étant pas extensible, surtout dans la période de crise actuelle, le chiffre d’affaire « supplémentaire » réalisé le dimanche sera tout bonnement prélevé sur celui des autres jours de la semaine…

· Les promesses d’embauches faites pour l’occasion seront-elles honorées et, si oui, se traduiront-elles par la création de postes stables et à temps plein ou bien en CDD et à temps partiels ?

· Qui peut croire que le consommateur ne ressentira pas sur les prix l’inévitable hausse des loyers engendrée par ce nouveau jour d’ouverture (Surcoût estimé de l’ouverture 7 jours sur 7 : + 17 %, source Procos 2008) ?

- un impact environnemental non négligeable :

Des dépenses d’énergie en sus pour faire tourner les boutiques, des déplacements automobiles supplémentaires pour venir faire ses courses… On a vu mieux pour lutter contre le réchauffement climatique, pourtant d’une brûlante actualité !

En tout état de cause, le centre commercial de Belle Epine ne peut prétendre à bénéficier des dispositions créées par la récente loi sur le travail dominical, tant décriée ces derniers mois et finalement votée à une courte majorité en juillet dernier.

Quand bien même cette ouverture serait possible, elle ne manquerait pas faire peser des incertitudes sur vos conditions de travail et d’existence :

- Si Belle Epine devenait un Périmètre d’Usage de Consommation Exceptionnelle tout comme le centre attenant de Thiais Village qui, rappelons-le, a lui ouvert chaque dimanche dès son ouverture en 2007 et alors au mépris de la loi, celle-ci serait autorisée pour cinq ans, sur le principe du volontariat et avec au minimum le doublement du salaire versé ce jour-là, le salarié pouvant également se rétracter en respectant un préavis de trois mois.

- Si Belle Epine était considérée comme une zone touristique comme cela vient d’être le cas pour le Centre Commercial des Quatre Temps de La Défense, le travail dominical y serait de plein droit et sans contrepartie. Concrètement, le salarié qui refuse de travailler ce jour-là peut être licencié pour cela ! Enfin, la loi préconise une négociation entre syndicats et patronat mais n’impose aucune obligation de résultat…

Dans les enseignes du commerce où l’application de la nouvelle loi est de plein droit, nos sections syndicales respectives négocient des accords pour arracher les meilleures compensations possibles pour les salariés mais nous ne sommes pas dupes : Une fois le travail dominical généralisé à l’ensemble des centres commerciaux, qui pourra encore prétendre à avoir des compensations particulières ce jour-là ? C’est ce qui vient de se produire dans les zones touristiques citées ci-dessus, créées par un précédent gouvernement en 1993 sur Paris, où le travail dominical… était auparavant basé sur le volontariat et assorti d’une prime ! Et que penser d’entreprises qui pratiquent déjà des majorations de salaire plus ou moins attractives en fonction du caractère « exceptionnel » ou « régulier » du travail du dimanche ?

Enfin, ces garanties sont hors de portée pour les salariés des petites boutiques du centre, la représentation du personnel y restant exceptionnelle.

C’est pourquoi nous estimons que la responsabilité de nos organisations syndicales est de vous informer unitairement de ce projet, de vous en alerter sur les effets pervers et d’échanger avec vous sur les perspectives d’actions pour l’empêcher.

UNE FONCTION PUBLIQUE Á LA DERIVE

8 juin 2009

Une contradiction inacceptable gagne du terrain dans la fonction publique territoriale. Les formations continues dispensées par les centres de gestion progressent en qualité, notre champ de compétence s’élargit. Cela devrait nous ouvrir de nouveaux secteurs d’activité ou, pour le moins, parfaire ceux qui sont déjà existants.

Eh bien non ! Des pans entiers de nos activités professionnelles partent vers le privé dès que l’opportunité se présente. On rénove, on agrandit, on crée sans pour autant générer d’embauche. Des effectifs devenus insuffisants fournissent un travail de moindre qualité alors que les savoirs faire sont là. On peut même souligner au passage que le secteur privé, garrotté par un objectif de rentabilité excessif, ne brille pas non plus par la qualité de ses prestations ; Au bout du compte, l’usager est le principal perdant !

Devons nous assister impuissants à la fonte de notre potentiel de travail ? Devons nous nous comparer aux ours blancs (animaux menacés) dérivant sur de gros glaçons décrochés de la banquise ?… Si nous ne voulons pas que la fonction publique territoriale soit à l’image de la calotte glaciaire (une catastrophe en perspective).

Réagissons tous et soyons présent avec SUD CT

Le 13 juin 2009 pour manifester.

Info manif sur notre site : http://sudmaisons-alfort.site.voila.fr

sudctma